Traduzione leggio attrezzi
Educazione ambientale e didattica naturalistica
Aula didattica decentrata
La préparation du sol: la charrue
Les sols destinés à accueillir les cultures, et donc à permettre à l’agriculteur ou à l’éleveur d’obtenir des productions végétales et animales, doivent être préparés avant le semis.
Cette préparation s’effectue grâce à des travaux du sol appropriés, qui permettent ensuite l’intervention des semoirs. Le sol doit d’abord être labouré: à l’aide d’un outil appelé charrue, la terre est incisée, puis la motte soulevée est retournée afin d’aérer le sol et de le rendre plus meuble.
Les premières charrues étaient en bois, puis elles furent réalisées en fer. Elles se composent d’organes de travail tels que le coutre, le soc (parfois précédé d’un avant-soc) et le versoir (ou oreille), d’organes de réglage, ainsi que d’éléments de structure comme le bâti, le timon et les mancherons.
Le coutre, également appelé couteau, coupe le sol verticalement et peut présenter différentes formes et inclinaisons. Il est suivi du soc, chargé de couper horizontalement le sol à la profondeur choisie ; celui-ci est généralement constitué d’une lame de forme triangulaire. Le versoir, en fer, en fonte ou en acier forgé, a pour fonction de retourner la motte. Il existe en différentes versions : les versoirs courts sont adaptés aux sols légers, où il suffit d’émietter la terre, tandis que les versoirs longs sont utilisés sur les sols compacts et argileux, où un retournement complet est nécessaire.
La position du versoir par rapport à la ligne de traction est déterminante, car elle influe sur l’angle de pénétration : plus cet angle est important, plus le versoir ouvre une large bande de terre. L’ensemble de ces éléments est maintenu par un bâti porteur en fer ou en acier, auquel sont fixés le timon (véritable colonne vertébrale de la charrue) et les mancherons, particulièrement importants lorsque la traction est assurée par des animaux, car ils permettent à l’opérateur de guider le travail.
Autrefois, les charrues étaient généralement à un ou deux socs ; aujourd’hui, elles sont le plus souvent équipées de plusieurs socs afin d’accélérer les opérations. Certaines charrues, dites réversibles, permettent de retourner la terre dans les deux sens, contrairement aux modèles simples qui la renversent toujours du même côté. Ces différentes solutions mécaniques permettent d’adapter le travail du sol en fonction de la pente, de la nature du terrain et des cultures à implanter.
La mise en forme particulière de la surface du sol, destinée à favoriser l’écoulement de l’eau vers les fossés périphériques appelés « scoline », est appelée « baulage ». Pour maintenir cette légère pente latérale, le labour doit être réalisé alternativement en formant et en ouvrant des billons. On parle de labour en « comblant » lorsque le premier sillon est tracé au centre de la parcelle, puis recouvert par les sillons suivants en alternant les passages de part et d’autre. À l’inverse, le labour en « décomblant » commence sur les bords pour se terminer au centre, où subsiste un sillon ouvert.
Dans les terrains plats et très sablonneux, où le baulage n’est pas nécessaire pour l’évacuation de l’eau, comme dans certaines zones de ce domaine, on effectue un travail à plat, en maintenant une surface horizontale. On utilise alors des charrues réversibles ou à double corps, permettant de retourner la terre toujours du même côté.
Ces quelques éléments permettent de comprendre que le travail des agriculteurs est loin d’être simple: il exige une grande expérience, transmise de génération en génération, ainsi que l’utilisation d’outils adaptés et performants, comme les charrues que l’on peut observer ici dans cette modeste exposition à vocation didactique et pédagogique.
La préparation du lit de semence: les semoirs
Le semis représente l’une des opérations les plus importantes des travaux agricoles, car à partir de la graine correctement déposée dans le sol naît une nouvelle vie : la reproduction des cultures qui fourniront ensuite la production.
Après le labour, le sol doit être préparé pour le semis. Il est alors émietté à l’aide d’outils tels que les cultivateurs, extirpateurs et scarificateurs, qui fragmentent la terre et contribuent à éliminer les adventices. Ces outils sont principalement constitués d’organes pénétrants — dents, lames ou petits socs en fer — fixés à une structure de base et tractés par des animaux ou des tracteurs. Les plus courants sont les herses, dont les modèles anciens avaient une structure en bois avec des dents en fer, tandis que les plus récents sont entièrement en métal. Ces outils complètent le travail de la charrue en brisant les mottes, en nivelant la surface et en débarrassant le sol des mauvaises herbes, le préparant ainsi au semis.
Le semis est réalisé à l’aide de semoirs, qui assurent une distribution des graines à la fois en surface et en profondeur. On distingue généralement trois types de semoirs selon la technique utilisée: à la volée, en lignes et en poquets.
Les semoirs à la volée répartissent uniformément les graines sur toute la surface du champ. Ils sont utilisés principalement pour les petites graines, comme celles des prairies ou de la luzerne. Ils sont constitués d’une trémie de forme trapézoïdale, longue de 3 à 4 mètres, montée sur deux roues en fer. Les graines sortent par des ouvertures réglables situées au fond de la trémie et sont guidées vers le sol par des dents métalliques placées à l’arrière.
Les semoirs en lignes déposent les graines dans des sillons parallèles et équidistants. Ils sont utilisés pour des cultures comme le maïs, le soja, le blé ou le tournesol. Ils se composent d’un châssis à deux ou quatre roues, d’une trémie, de conduits de distribution et de socs. La trémie, fixe ou inclinable selon la pente du terrain, peut contenir jusqu’à 30 litres de semences par mètre de largeur. Les graines sont mises en mouvement par un agitateur entraîné par la rotation des roues, puis, sous l’effet de la gravité, sont dirigées vers les distributeurs situés en partie inférieure.
Parmi les systèmes de distribution, on distingue les distributeurs à godets, qui transfèrent les graines vers des entonnoirs métalliques puis vers les socs; les distributeurs à cylindres cannelés, les plus répandus, où des cylindres tournant dans des boîtiers en fonte entraînent les graines vers l’extérieur ; et les distributeurs à disques, constitués d’un mécanisme conique dans lequel un disque rotatif entraîne les graines par friction vers un entonnoir. Ces systèmes permettent d’adapter la distribution en fonction du type de graine, notamment pour le blé ou le maïs.
Les conduits, souples et extensibles, guident les graines des distributeurs jusqu’aux socs. Ils peuvent être articulés, en spirale métallique ou en toile caoutchoutée, afin de s’adapter au nombre de rangs et aux différentes configurations de semis. Les socs ouvrent un sillon dans lequel la graine est déposée; leur profondeur est réglée par des leviers ou des poids.
Au début du XXe siècle, le prix d’un semoir était d’environ 500 lires.
Les semoirs en poquets sont des semoirs en lignes modifiés: un dispositif placé entre le distributeur et les socs s’ouvre et se ferme à intervalles réguliers, permettant de déposer les graines par groupes. Dans ce cas, l’intervention de l’opérateur était nécessaire pour actionner le mécanisme, souvent depuis un siège fixé à la machine.
Les machines de semis ont considérablement amélioré les rendements et l’économie agricole. Toutefois, l’expérience et le savoir-faire de l’homme sont toujours restés essentiels pour leur bonne utilisation.
Machines de récolte
Les machines destinées à la récolte des cultures agricoles varient selon le type de culture. On distingue ainsi les machines utilisées pour la récolte des fourrages (trèfles, luzerne, etc.), comme les faucheuses, et celles destinées aux céréales (maïs, blé, soja, tournesol, etc.), comme les batteuses, puis plus tard les moissonneuses-batteuses.
Les premières machines de récolte étaient constituées d’une structure portante en fer, de roues, d’un poste de conduite avec mancheron et parfois d’un siège pour l’opérateur lorsque la machine était tractée par un moteur. L’appareil de coupe était formé d’une lame ou d’une barre de coupe composée d’une plaque sur laquelle étaient fixées des dents triangulaires en acier, affûtées sur les bords. Cette lame, animée d’un mouvement alternatif rapide grâce à une bielle en acier ou en bois, fonctionnait comme une série de ciseaux alignés. La barre de coupe pouvait être réglée en inclinaison et en hauteur à l’aide de leviers, afin de s’adapter aux différentes cultures.
Pour favoriser le séchage du fourrage au soleil, il était nécessaire de retourner fréquemment l’herbe coupée. On utilisait alors une machine appelée faneuse, qui remplaçait le travail manuel pénible effectué avec des fourches et des râteaux. Il existait deux types de faneuses: celles à toupies rotatives (d’origine anglaise) et celles à fourches oscillantes, appelées aussi retourneurs de foin (d’origine américaine). Leur fonctionnement reposait sur la rotation des roues et de systèmes d’engrenages.
À partir des années 1830 apparurent les premières moissonneuses, que l’on distingue en trois catégories: les faucheuses-moissonneuses, les moissonneuses simples et les moissonneuses-lieuses.
Les faucheuses-moissonneuses étaient généralement des faucheuses auxquelles on ajoutait un dispositif de récolte constitué d’un plan incliné en lattes de bois, articulé à la barre de coupe. Un opérateur, assis sur un siège latéral, maintenait ce plan incliné et, à l’aide d’un râteau, dirigeait les tiges coupées vers celui-ci. Lorsque la quantité était suffisante pour former une gerbe, il abaissait le plan pour la déposer. D’autres ouvriers suivaient la machine pour lier les gerbes et les écarter du passage.
La moissonneuse simple comportait deux roues: une grande roue motrice et une plus petite, placée à l’extrémité de la barre de coupe pour en assurer le soutien. Derrière la barre se trouvait une plateforme en tôle en forme de quart de cercle. Un mécanisme à arbre vertical actionnait des râteaux montés sur pivots qui, en se levant et en s’abaissant, couchaient les tiges vers la lame puis les rassemblaient en gerbes.
La moissonneuse-lieuse représentait une évolution majeure: elle coupait les céréales, formait les gerbes, les liait automatiquement et les déposait en petits tas. Le système de coupe restait similaire, mais un rabatteur muni de dents déposait les tiges sur une plateforme équipée de bandes transporteuses qui les acheminaient vers le mécanisme de liage. Les gerbes liées étaient ensuite déposées au sol en petits groupes grâce à un dispositif actionné par l’opérateur. Le coût de ces machines à la fin du XIXe siècle était d’environ 1 500 lires.
Par la suite, l’apparition des moissonneuses-batteuses, plus complexes et technologiquement avancées, a progressivement remplacé ces machines. Les batteuses, qu’elles soient manuelles, à traction animale, à vapeur ou à moteur, ont représenté une étape fondamentale dans la mécanisation agricole, permettant d’augmenter la production tout en réduisant la pénibilité du travail humain.