Traduzione mestieri baco da seta
Educazione ambientale e didattica naturalistica
Aula didattica decentrata
Le ver à soie – La sériciculture dans le domaine de Tombolo
La sériciculture a représenté, dans le domaine de Tombolo, une activité importante ayant contribué à l’économie de nombreuses familles. À San Piero a Grado, le long de la route reliant le village à la zone militaire aujourd’hui appelée CISAM, se trouve un grand bâtiment connu sous le nom de « Bigattiera », dont l’appellation dérive du mot « bigatto », désignant le ver à soie élevé en ce lieu. La route voisine porte d’ailleurs le nom de « via della Bigattiera ».
La zone environnante était cultivée en rangées de mûriers, dont les feuilles servaient à nourrir les larves de cet insecte précieux, le ver à soie. Des documents photographiques attestent qu’entre les années 1930 et 1970, des activités liées à la sélection et au tri des cocons se déroulaient aux abords de l’école Rismondo de San Piero. On peut encore observer aujourd’hui la présence de mûriers adultes le long du côté nord de la route traversant le centre du village.
Le ver à soie – le cycle biologique
Le ver à soie est un insecte appelé Bombyx mori, caractérisé par la formation d’un cocon, enveloppe constituée de soie précieuse (produit pour lequel il est élevé), qui protège la chrysalide destinée à se transformer ensuite en papillon reproducteur. Le terme mori fait référence à sa dépendance alimentaire vis-à-vis du mûrier (Morus).
Il existe de nombreuses races de ver à soie, mais en Italie on élevait principalement la race « monovoltine », dont le cycle biologique s’accomplit une fois par an. Le cycle débute par l’œuf, appelé « graine de ver à soie », de forme ellipsoïdale légèrement aplatie, présentant à un pôle un petit orifice (micropyle) par lequel pénètre le spermatozoïde lors de la fécondation. De couleur jaune à l’origine, l’œuf devient gris une fois fécondé. Il pèse environ un demi-milligramme et ne dépasse pas un millimètre de longueur. Un gramme de « graines » correspond à environ 1 800 œufs.
Après une longue phase de conservation suivie de l’incubation, l’œuf donne naissance à une larve, velue, cylindrique et de couleur sombre. En se nourrissant principalement de feuilles de mûrier, elle change progressivement de couleur et de taille. La larve subit quatre mues, qui permettent le renouvellement complet de ses tissus. Elle possède plusieurs paires de pattes facilitant ses déplacements. Sa tête est dotée d’un appareil buccal broyeur, d’yeux et d’une filière par laquelle sera émise, à maturité, la bave soyeuse servant à la formation du cocon.
La phase larvaire dure environ 27 à 30 jours. À la fin de son développement, la larve cesse de s’alimenter, vide son intestin (phase dite de « purge »), prend une teinte blanchâtre et translucide, et perd de sa turgescence. Elle commence alors à produire le fil de soie et, en 3 à 4 jours, tisse son cocon, de forme ovoïde allongée, généralement blanc et constitué essentiellement de protéines.
Par la suite, la larve se transforme en chrysalide, puis, après environ 18 jours (phase dite de nymphose), en papillon, stade final de l’insecte. Celui-ci assure la reproduction de l’espèce par l’accouplement et la ponte des œufs. Pour sortir du cocon, le papillon dissout la partie supérieure grâce à un liquide alcalin, puis émerge à l’extérieur.
Le ver à soie: les phases finales
La phase au cours de laquelle les papillons sortent du cocon nécessite de la lumière; les locaux destinés à l’émergence doivent donc être bien éclairés, tandis que la phase d’accouplement requiert au contraire un environnement peu lumineux. La ponte dure environ trois jours et chaque papillon peut déposer jusqu’à 500 œufs.
Après ces étapes, les œufs étaient conservés selon deux phases distinctes : l’estivation (de juillet à novembre), durant laquelle ils étaient disposés sur des cadres dans des locaux vastes, aérés (à la Bigattiera de San Piero, il s’agissait des espaces centraux du bâtiment) et chauffés par des poêles en terre cuite; puis l’hibernation (d’une durée d’environ cinq mois), au cours de laquelle les œufs, placés sur des toiles, étaient conservés à basse température (entre 1 et 5 °C) dans des réfrigérateurs spécifiques, avant de passer à la phase d’incubation.
Vers le mois de mai, les œufs fécondés, placés dans des locaux bénéficiant d’une alternance de lumière artificielle et naturelle (lumière et obscurité), avec une humidité d’environ 85 % et une température proche de 25 °C — conditions indispensables à l’éclosion — donnaient naissance aux larves, poursuivant ainsi le cycle.
Durant les phases de croissance, les larves étaient disposées sur des claies spécifiques avec des feuilles de mûrier, régulièrement renouvelées et parfois coupées en petits morceaux afin de favoriser un développement optimal. La récolte et la découpe des feuilles étaient d’abord réalisées à la main, puis facilitées par des machines artisanales. Les larves étaient nourries en moyenne quatre fois par jour (toutes les six heures), ce qui témoigne de l’engagement constant exigé des travailleurs, chargés de récolter les rameaux feuillus et d’effectuer les différentes opérations.
La récolte des cocons (« sbozzolatura »), consistant à les détacher des supports (souvent des sarments de vigne), était également une opération très laborieuse, fréquemment réalisée par des femmes et des enfants. Elle était suivie de la « spelaiatura », c’est-à-dire l’élimination des résidus soyeux externes, puis du tri, qui distinguait les cocons de meilleure qualité, appelés « réaux », des autres présentant des défauts (taches, altérations, marques, etc.).
Une fois collectés dans des paniers, les cocons étaient étalés en couches sur des claies afin d’éviter tout échauffement et de garantir leur bonne conservation. Le séchage, réalisé dans des installations à air chaud, ainsi que les traitements successifs, permettaient leur commercialisation auprès de l’industrie textile de la soie.
Cette activité a également représenté, dans le domaine de Tombolo, une importante ressource économique pour les familles, en complément d’autres activités rurales et forestières (fabrication de briques, exploitation forestière, production de charbon, récolte de pignons, élevage, etc.).
Le ver à soie: la métamorphose
La chenille du ver à soie se nourrit voracement de feuilles de mûrier et grandit rapidement.
Lorsqu’elle est prête, elle s’enveloppe dans un cocon de soie qu’elle tisse à partir d’un fil continu.
Après quelques semaines, un papillon émerge du cocon, prêt à entamer un nouveau cycle de vie.