Traduzione mestieri carbone
Educazione ambientale e didattica naturalistica
Aula didattica decentrata
Le charbon – Une vie très dure
La vie des charbonniers était extrêmement pénible et exigeait de grands sacrifices. Pendant de longues périodes, ils vivaient dans les bois, vigilants et attentifs à la combustion des charbonnières. Ils dormaient dans des abris rudimentaires en bois, recouverts de mottes de terre et de végétation. Leur couche, appelée « rapazzola », était constituée de feuilles de fougère et de sacs de jute.
La majeure partie du travail était manuelle: ils utilisaient râteaux, houes, paniers, haches et fourches spécifiques pour manipuler la terre, le bois et le charbon. Celui-ci était ensuite recueilli dans des sacs de jute, liés avec des joncs, puis chargé sur des mulets ou sur des charrettes, souvent tirées par des bovins de race pisane, afin d’être transporté hors des zones forestières.
Ce produit précieux était vendu aux forgerons, aux industries, aux maréchaux-ferrants pour la fabrication des fers à chevaux et à mulets, ainsi qu’aux artisans et aux familles qui l’utilisaient pour la cuisson et le chauffage. Le charbon était placé dans des récipients en céramique insérés dans le « prete », une petite structure ovale en bois que l’on mettait sous les draps pour réchauffer le lit avant de s’y coucher.
Ainsi, des gestes simples procuraient de petits bienfaits, mais représentaient à l’époque de véritables moments de confort après une journée de travail éprouvante.
Cette activité traditionnelle a concerné plusieurs domaines du Parc, notamment les bois de Tombolo, les forêts de Migliarino, la pinède de la Tenuta de San Rossore et certaines zones de Coltano. À partir des années 1960, avec l’industrialisation, l’usage du charbon a progressivement disparu, remplacé par de nouvelles sources d’énergie comme le gaz. Il a néanmoins constitué pendant longtemps un apport économique important pour de nombreuses familles de San Piero a Grado et des territoires de Tombolo.
Le charbon – La construction de la charbonnière
La première étape de construction de la charbonnière consistait à disposer un petit tas de bois central, destiné à initier la combustion. Autour de cette base étaient ensuite placés, de manière soignée, des bois verticaux servant de structure de soutien pour les phases suivantes.
Celles-ci consistaient à empiler le bois en couches autour de la structure, en formant un volume circulaire. On utilisait généralement des perches d’un diamètre d’environ 5 à 6 cm. L’exploitation du bois dans la forêt environnante était réalisée de manière progressive au fil des années, selon une pratique appelée « sterzatura ».
À la base de la charbonnière, tout autour de son périmètre, on disposait des pierres (lorsqu’elles étaient disponibles sur place) ou des troncs plus épais, afin de soutenir la structure pendant la combustion et la transformation du bois en charbon.
La charbonnière était ensuite entièrement recouverte de mottes de terre herbeuse, maintenues humides, afin de ralentir au maximum la combustion. Ces opérations étaient essentielles pour le charbonnier, car le bois devait brûler lentement pour produire un charbon de qualité.
Le charbon – Énergie issue de la forêt
Autrefois, le chauffage se faisait grâce au charbon, qui, une fois allumé, produisait des braises diffusant la chaleur dans les habitations. Représentant une source d’énergie essentielle pour la vie quotidienne, le travail du charbonnier était considéré comme fondamental, tout comme les activités forestières qui y étaient liées.
Le charbon était obtenu en coupant le bois et en le faisant se consumer lentement grâce à un empilement spécifique et à la construction de la charbonnière.
Le travail commençait avec les bûcherons, chargés d’exploiter les forêts selon des règles précises. Pour la fabrication du charbon, on utilisait des bois de diamètre modéré, provenant notamment d’essences comme le chêne vert et les chênes. Le bois utilisé n’était pas le bois de qualité destiné à la construction, mais des branches et pièces de taille moyenne. Lors de l’abattage, les bûcherons séparaient déjà le bois destiné aux charpentiers de celui réservé aux charbonniers, en constituant des tas distincts dans des zones appropriées de la forêt. Il arrivait souvent que les mêmes hommes exercent les deux métiers.
Le bois destiné aux charbonnières était en partie débité à la bonne longueur afin de faciliter leur construction. Les charbonnières, de dimensions variables, étaient édifiées dans des emplacements soigneusement choisis, en tenant compte de l’exposition aux vents, de la proximité des chemins pour le transport, ainsi que de la distance de sécurité par rapport aux arbres afin d’éviter tout risque d’incendie.
Le charbon est le résultat d’un lent processus physico-chimique de carbonisation du bois recouvert de terre et de végétation. Cette combustion lente, maîtrisée par le charbonnier, était contrôlée grâce à des opérations d’aération. C’est par son expérience qu’il savait interpréter l’évolution du processus et déterminer le moment où la transformation en charbon était achevée.