Traduzione mestieri mattone

Educazione ambientale e didattica naturalistica

Aula didattica decentrata

La brique – Le métier de briquetier à Tombolo

La présence de cours d’eau importants, comme le fleuve Arno qui longe le domaine de Tombolo, a permis autrefois le développement de la production de briques, réalisées à partir des argiles transportées par les crues du fleuve.
Aujourd’hui, la fabrication de briques et de matériaux de construction est assurée par des procédés industriels, mais autrefois, c’était le travail pénible des briquetiers qui garantissait un approvisionnement essentiel pour la construction des habitations et des bâtiments ruraux tels que les étables, les porcheries ou les granges.
Dans certaines zones situées le long du fleuve, et notamment à Tombolo près du village de Luicchio, on creusait des bassins artificiels reliés au fleuve par de petits canaux. Lors des crues, une partie des eaux chargées en sédiments pénétrait dans ces bassins, où elle déposait au fond l’argile précieuse.
Ces canaux étaient équipés de vannes en bois, ouvertes ou fermées selon les besoins. L’eau, chargée de particules issues de l’érosion des terres situées en amont, ralentissait dans ces bassins, permettant aux sédiments de se déposer progressivement sur le fond et les bords.
Après quelques jours, une fois les dépôts formés, les briquetiers évacuaient l’eau, laissant apparaître la boue argileuse. Celle-ci était ensuite récupérée à l’aide de paniers et de brouettes pour être utilisée dans la fabrication des briques

La brique: du moule à l’ouvrage

La brique – Les zones de travail

À proximité, ou parfois à une certaine distance, se trouvaient des aires de travail où l’argile était transportée à l’aide de « barelles » (planches en bois munies de poignées), puis versée dans des moules rectangulaires en bois d’une hauteur d’environ 2 à 3 cm.
L’argile débordant des moules était soigneusement raclée et nivelée afin d’obtenir une surface parfaitement plane une fois le séchage terminé. Après séchage dans les moules, les briques étaient empilées puis cuites dans des fours alimentés par des cheminées en briques, utilisant le bois provenant des forêts environnantes.
Une fois la cuisson terminée, les briques étaient prêtes à être utilisées dans la construction. Elles pouvaient présenter différentes dimensions et formes, notamment pour la fabrication de tuiles de toiture, en fonction des moules utilisés et des besoins de production.

La brique – Les acteurs du métier

La fabrication des briques faisait intervenir plusieurs figures essentielles, chacune ayant un rôle précis dans les différentes phases du travail.
Les bûcherons étaient chargés de couper le bois dans les forêts environnantes, nécessaire à l’alimentation des fours. Les ouvriers transportaient l’argile depuis les zones d’extraction jusqu’aux aires de travail, à l’aide de barelles, de paniers ou de brouettes.
Les briquetiers façonnaient ensuite les briques en versant l’argile dans des moules en bois, puis en la nivelant avec précision. Une fois les briques formées et séchées, d’autres ouvriers s’occupaient de leur empilement et de leur cuisson dans les fours.
La cuisson, phase délicate, nécessitait une grande expérience : les responsables des fours devaient contrôler la température et la durée de cuisson afin d’obtenir un produit de qualité.
Enfin, d’autres travailleurs étaient chargés du transport des briques cuites vers les chantiers de construction.
Cette organisation du travail reposait souvent sur la collaboration de familles entières, où hommes, femmes et enfants participaient aux différentes étapes, chacun selon ses capacités, contribuant ainsi à une activité essentielle pour l’économie locale.